VINCENT VALLOIS EXPOSE A LA GALERIE MISCHKIND
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Ouverte depuis 1962, la galerie Mischkind est presque une institution tant elle a vu passer d'artistes sur ses cimaises.
Le lieu fleure bon la bonne vieille galerie d'antan à l'ambiance feutrée et aux murs rouges. Quand on pousse la porte aujourd'hui, ça sent la peinture à l'huile, parce que la peinture des quelques 60 tableaux de Vincent Vallois qui y sont exposés, n'a pas, pour certains, encore complètement séché.
Vincent Vallois est un jeune peintre dont la maturité s'élabore depuis longtemps déjà. Dès les Beaux-Arts de Tourcoing, puis les Arts déco a Paris, Vincent Vallois savait que la peinture serait l'aventure de sa vie. Un choix classique en somme en ces années 80 où la carrière d'un artiste pouvait prendre des chemins tout à fait divers. Chez Vallois, c'était la peinture et son corollaire le dessin, qui lui est essentiel pour nourrir sa peinture.
Vincent Vallois va tous les jours ou presque à l'atelier pour dessiner ou peindre à partir de carnets d'aquarelles issus de voyages et qui servent de déclencheur. Véritable obsédé du sujet, mais dans la liberté de l'invention et de l'accident, Vincent Vallois s'attache au paysage dans sa dimension spatiale et au corps dans sa dimension formelle. Cet artiste a toujours l'air d'hésiter entre deux manières de peindre, entre tension et sérénité, toujours à la recherche de l'Impossible équilibre. L'une rapide, physique et ges-tuelle, proche de l'action painting le conduit à des corps fluides et éclatés à la De Kooning tandis que l'autre lente, calme et posée, est réservée à la construction des paysages où dominent de grands aplats de couleurs qu'on devine brossés d'un geste large et réfléchi et au travail de matière. Utilisant pinceaux, couteaux, chiffons, doigts ou tout ce qui est à portée de main, Vincent Vallois a une préférence pour la peinture à l'huile avec un soupçon d'acrylique. Contrastes et dualité permanente sont la marque du travail exigeant de Vincent Vallois.
Françoise Objois "SORTIR" 2004